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Mis à jour le 9 min de lecture

Prévoyance TNS

Artisan, commerçant, profession libérale, gérant majoritaire : quand vous vous arrêtez, votre revenu s'arrête souvent avec vous.
La prévoyance prend le relais de prestations obligatoires très faibles.

  • Étude gratuite
  • Plusieurs assureurs comparés
  • Cotisations souvent déductibles

L'essentiel en 30 secondes

Un travailleur non salarié n'a ni maintien de salaire, ni convention collective, ni employeur pour compléter. Ce que verse son régime obligatoire est le plancher, et souvent le plafond.

  • Personne ne complète votre arrêt de travail. Pas de subrogation, pas de maintien de salaire : à partir du premier jour non indemnisé, c'est votre trésorerie qui absorbe. La franchise du contrat devient donc une décision de gestion.
  • Vos cotisations sont déductibles, sous plafond. Les cotisations de prévoyance complémentaire se déduisent du bénéfice imposable, dans la limite de 3,75 % du bénéfice et de 7 % du plafond annuel de la sécurité sociale.
  • La franchise se choisit sur votre trésorerie, pas sur le tarif. Quinze, trente, soixante ou quatre-vingt-dix jours : l'écart de cotisation est réel, l'écart de trésorerie aussi. C'est le premier arbitrage à faire.
  • La définition de l'invalidité doit viser votre métier. Un artisan qui ne peut plus porter de charges n'est pas inapte à toute profession. Un contrat qui évalue l'invalidité sur une capacité de travail quelconque ne protège pas un indépendant.

Trois chiffres à connaître

Trois plafonds fiscaux et sociaux qui encadrent la protection d'un indépendant.

3 bornes encadrent la déduction de vos cotisations de prévoyance : un pourcentage du bénéfice, un pourcentage du plafond annuel de la sécurité sociale, et un plafond global.Article 154 bis du code général des impôts
7 % du plafond annuel de la sécurité sociale s'ajoutent à 3,75 % du bénéfice imposable pour former la limite de déduction, avec un plancher à ce même niveau.BOFiP, limites de déduction des cotisations de prévoyance
50 % du revenu annuel moyen : c'est le maximum de la pension d'invalidité du régime de base, en deuxième catégorie. 30 % en première catégorie.Assurance Maladie, pensions d'invalidité

La déductibilité est un avantage réel, mais elle a une contrepartie : les prestations servies au titre d'un contrat déduit sont imposables. Pour un indépendant proche de la retraite ou faiblement imposé, le calcul mérite d'être posé dans les deux sens.

Trois risques à couvrir quand on est à son compte

Sans contrat, un arrêt de quelques semaines suffit à mettre en difficulté un foyer et une entreprise.

L'arrêt de travail

Maladie ou accident : les indemnités de votre régime obligatoire sont faibles et n'arrivent qu'après un délai de carence.

L'invalidité

Si vous ne pouvez plus exercer, une rente prend le relais durablement, partiellement ou totalement.

Le décès

Un capital et des rentes pour votre conjoint et vos enfants, pour rembourser les emprunts et maintenir leur niveau de vie.

Ce que verse votre régime obligatoire

Le point de départ d'une étude sérieuse, c'est votre statut social : il détermine vos droits réels.

Travailleur non salariéAssimilé salarié
Qui est concernéArtisan, commerçant, profession libérale, entrepreneur individuel, gérant majoritaire de SARLPrésident de SAS ou SASU, gérant minoritaire ou égalitaire
Arrêt de travailIndemnités limitées, versées après un délai de carence et calculées sur un revenu moyenIndemnités du régime général, souvent complétées par un contrat d'entreprise
InvaliditéPension variable selon la caisse, souvent partiellePension du régime général, rarement suffisante seule
DécèsCapital forfaitaire modesteCapital calculé sur le salaire, plus élevé mais limité
CotisationsMoins élevéesPlus élevées
Complément possiblePrévoyance individuelle, cotisations déductibles en loi MadelinPrévoyance individuelle ou contrat collectif

La bonne question n'est pas : « suis-je couvert ? », mais : « combien mon foyer percevrait-il le mois prochain si je m'arrêtais demain ? » Nous partons de ce chiffre.

Les garanties d'un contrat de prévoyance

Un contrat se règle sur trois curseurs : le montant, la franchise et la durée d'indemnisation.

Maintenir votre revenu

  • Indemnités journalières

    Un montant choisi, versé dès la fin de la franchise, en cas de maladie ou d'accident.

  • Franchise

    De quelques jours à plusieurs semaines : plus elle est courte, plus la cotisation est élevée.

  • Rente d'invalidité

    Un revenu durable, calculé selon un barème professionnel ou fonctionnel.

  • Frais généraux permanents

    Loyer, salaires, charges fixes : l'entreprise continue de tourner pendant votre arrêt.

  • Hospitalisation et affections longues

    Des garanties à vérifier de près : affections dorsales, psychiques et de longue durée sont souvent limitées.

  • Reprise partielle

    Un maintien partiel des indemnités lorsque vous reprenez à temps réduit.

Protéger votre famille

  • Capital décès

    Un capital versé aux bénéficiaires que vous avez désignés, exonéré dans les limites légales.

  • Rente éducation

    Un revenu jusqu'à la fin des études de chaque enfant.

  • Rente de conjoint

    Un complément de revenu pour le conjoint survivant.

  • Emprunts en cours

    Articuler la prévoyance avec votre assurance emprunteur pour éviter les doublons.

  • Loi Madelin

    Des cotisations déductibles du revenu professionnel, dans les limites fixées par la loi.

  • Accidents de la vie privée

    La garantie des accidents de la vie couvre ce qui se produit hors du cadre professionnel.

Ce que dit la loi

Trois règles fiscales et une réalité sociale.

La déduction des cotisations de prévoyance
Les cotisations versées au titre de contrats de prévoyance complémentaire sont déductibles dans la limite d'une somme égale à 3,75 % du bénéfice imposable augmentée de 7 % du plafond annuel de la sécurité sociale, sans que le total puisse excéder 3 % de huit fois ce plafond.Article 154 bis du code général des impôts
Un plancher de déduction est garanti
La limite de déduction ne peut pas être inférieure à 7 % du plafond annuel de la sécurité sociale. Un exercice déficitaire ou un bénéfice faible ne privent donc pas totalement de l'avantage fiscal.Limites de déduction des cotisations — BOFiP
La contrepartie : des prestations imposables
Les indemnités journalières et les rentes servies au titre d'un contrat dont les cotisations ont été déduites sont imposables. L'arbitrage entre déduction immédiate et imposition future dépend de votre tranche marginale, aujourd'hui et demain.Contrat Madelin et avantage fiscal — impots.gouv.fr
Ce que verse réellement le régime de base
La pension d'invalidité représente 30 % du revenu annuel moyen en première catégorie et 50 % en deuxième et troisième catégories, dans la limite d'un plafond. Aucun employeur, aucune convention collective ne vient compléter : c'est le contrat individuel, ou rien.Montant de la pension d'invalidité — Assurance Maladie

Choisir sa franchise : un calcul de trésorerie

Ce que représente chaque palier pour un indépendant

La franchise est le nombre de jours d'arrêt pendant lesquels rien ne vous est versé. C'est l'arbitrage le plus structurant du contrat, et il ne se fait pas sur le tarif mais sur ce que vous pouvez absorber.

Voici la question à se poser pour chaque palier :

FranchiseJours sans revenu complémentaireQuestion à se poser
15 joursune demi-moiscotisation plus élevée, mais un arrêt court reste indemnisé
30 joursun moisai-je un mois de charges fixes d'avance ?
60 joursdeux moismon épargne de précaution couvre-t-elle deux mois ?
90 jourstrois moistenable seulement avec une trésorerie solide

Le bon réglage se lit sur votre compte, pas sur le devis : additionnez vos charges fixes mensuelles — loyer professionnel, échéances, cotisations, prélèvements personnels — et regardez combien de mois votre trésorerie les couvre sans recette. La franchise doit s'arrêter là. Nous faisons ce calcul avec vous avant de comparer les tarifs.

Trois curseurs à régler ensemble

C'est l'équilibre entre ces trois réglages qui fait un contrat utile, pas le tarif seul.

  • Le montantVos charges fixes, pas votre chiffre d'affaires
  • La franchiseCe que votre trésorerie absorbe sans revenu
  • La duréeJusqu'à la retraite pour l'invalidité

Trois situations concrètes

Ce que l'assurance peut prendre en charge, selon les garanties souscrites.

Arrêt de trois mois

Une opération vous immobilise trois mois : l'activité s'arrête, les charges continuent.

Ce que peut prendre en charge l'assurance : Des indemnités journalières dès la fin de la franchise et, avec l'option, les frais fixes de l'entreprise.

Invalidité partielle

Après un accident, vous ne pouvez plus exercer qu'à mi-temps.

Ce que peut prendre en charge l'assurance : Une rente calculée selon le taux d'invalidité retenu par le barème du contrat.

Décès avec un prêt en cours

Vous décédez alors que le local professionnel est financé par un emprunt.

Ce que peut prendre en charge l'assurance : Un capital pour vos proches et une rente éducation pour vos enfants, en complément de l'assurance du prêt.

Les points à ne pas oublier

À lire

Le barème d'invalidité

Barème professionnel ou fonctionnel : c'est lui qui décide du montant de votre rente. Nous le vérifions systématiquement.

Avantage

Cotisations déductibles

Les cotisations respectant la loi Madelin sont déductibles du revenu professionnel, dans les limites légales. Les prestations sont alors imposables.

À vérifier

Les exclusions à connaître

Sports à risque, affections dorsales et psychiques, antécédents : ces limites varient fortement d'un contrat à l'autre.

Les cinq erreurs à éviter

Elles se règlent toutes à la souscription, et jamais après l'arrêt de travail.

Choisir la franchise la plus longue pour payer moins

Quatre-vingt-dix jours sans revenu, c'est trois mois de charges fixes à absorber seul. À faire : partir du nombre de mois que votre trésorerie couvre réellement, puis choisir la franchise correspondante.

Accepter une définition d'invalidité trop large

Une invalidité évaluée sur la capacité à exercer une profession quelconque ne protège pas un artisan ni un professionnel libéral. À faire : exiger une définition professionnelle, calée sur votre métier réel.

Ignorer les exclusions dos et psychisme

Affections du rachis et troubles psychiques représentent une part importante des arrêts longs, et sont souvent exclus par défaut. À faire : demander leur rachat, surtout pour un métier physique.

Déduire sans mesurer l'imposition future

Les prestations d'un contrat déduit sont imposables. Pour un indépendant peu imposé, la déduction immédiate peut coûter plus qu'elle ne rapporte. À faire : poser le calcul dans les deux sens avant d'opter.

Ne pas réviser après une hausse de revenus

Les indemnités sont plafonnées au revenu déclaré à la souscription. Un contrat calé sur un revenu d'il y a huit ans sous-indemnise. À faire : réviser les garanties à chaque changement significatif de revenu.

Un courtier pour votre prévoyance

  1. Vos droits réels chiffrés

    Nous partons de ce que verse votre caisse, pas d'un standard.

  2. Des garanties comparées ligne à ligne

    Franchise, barème, exclusions : c'est là que les contrats se distinguent.

  3. Une fiscalité expliquée

    Déductibilité des cotisations, imposition des prestations : nous le disons simplement.

  4. Un suivi dans la durée

    Changement de statut, hausse de revenus, naissance : nous ajustons votre contrat.

Votre étude en quatre étapes

  1. 1

    On analyse votre statut

    Régime social, revenus, charges fixes et contrats existants.

  2. 2

    On chiffre vos besoins

    Le revenu à maintenir, la franchise supportable, le capital à prévoir.

  3. 3

    On compare les contrats

    Garanties, barèmes et exclusions : des propositions claires. Vous décidez librement.

  4. 4

    On revoit votre dossier

    À chaque évolution de votre activité ou de votre famille.

Les informations utiles

Pas de panique si vous n'avez pas tout : nous complétons ensemble lors de notre échange.

  • Votre statut social et votre forme juridique
  • Votre dernier avis d'imposition ou bilan
  • Vos charges fixes personnelles et professionnelles
  • Vos contrats de prévoyance existants
  • Les emprunts en cours et leurs assurances
  • La composition de votre foyer
  • Votre relevé de carrière si vous en disposez
  • Vos antécédents de santé éventuels

Le vocabulaire du contrat

Franchise
Nombre de jours d'arrêt avant le versement des indemnités. Elle se choisit et détermine largement la cotisation.
Indemnités journalières
Montant versé par jour d'arrêt, en complément de celles du régime obligatoire, dans la limite du revenu déclaré.
Invalidité professionnelle
Définition qui évalue l'invalidité au regard de votre métier, et non d'une profession quelconque. C'est la seule protectrice pour un indépendant.
Déduction Madelin
Mécanisme permettant de déduire les cotisations du bénéfice imposable, dans des limites fixées par le code général des impôts.
Exonération des cotisations
Clause qui suspend le paiement des cotisations pendant un arrêt long tout en maintenant les garanties.
Revenu de référence
Revenu déclaré à la souscription, qui plafonne les indemnités. À réviser quand l'activité progresse.

Vos questions sur la prévoyance des indépendants

Une autre question ? Appelez-nous au 05 86 23 02 04.

Qu'est-ce que la prévoyance pour un TNS ?

C'est un contrat qui verse un revenu de remplacement en cas d'arrêt de travail ou d'invalidité, et un capital ou des rentes à vos proches en cas de décès. Il complète des prestations obligatoires souvent très faibles pour les indépendants.

Qu'est-ce que la loi Madelin ?

Un dispositif qui permet au travailleur non salarié de déduire de son revenu professionnel les cotisations de prévoyance, de santé et de retraite, dans les limites fixées par la loi. En contrepartie, les indemnités versées sont imposables.

Quelle franchise choisir ?

Elle dépend de votre trésorerie : c'est le nombre de jours pendant lesquels vous pouvez tenir sans revenu. Une franchise courte coûte plus cher, une franchise longue laisse un trou à financer.

Un questionnaire de santé est-il obligatoire ?

Oui dans la très grande majorité des contrats de prévoyance individuelle. Selon vos antécédents, l'assureur peut appliquer une surprime ou une exclusion : nous cherchons alors la solution la mieux adaptée.

Je suis déjà couvert par mon assurance de prêt, est-ce suffisant ?

Non : l'assurance emprunteur ne couvre que la mensualité du prêt concerné. Elle ne remplace ni votre revenu ni les charges de votre foyer.

Faites le point sur votre prévoyance dès maintenant !

Un conseiller chiffre vos droits réels et vous présente des solutions adaptées, gratuitement et sans engagement.

Sources et vérification

  • Déduction des cotisations de prévoyance complémentaire et ses limites — article 154 bis du code général des impôts
  • Limites de 3,75 % du bénéfice imposable et 7 % du plafond annuel de la sécurité sociale, plafond global et plancher : BOFiP
  • Avantage fiscal des contrats Madelin : impots.gouv.fr
  • Catégories et taux de la pension d'invalidité : Assurance Maladie

Page relue et mise à jour le 27 septembre 2026. Les textes cités renvoient vers leur version en vigueur sur les sites officiels. Cette page a une valeur d'information générale : seules les conditions générales et particulières de votre contrat font foi.

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