L'arrêt de travail
Maladie ou accident : les indemnités de votre régime obligatoire sont faibles et n'arrivent qu'après un délai de carence.
Artisan, commerçant, profession libérale, gérant majoritaire : quand vous vous arrêtez, votre revenu s'arrête souvent avec vous.
La prévoyance prend le relais de prestations obligatoires très faibles.
Un travailleur non salarié n'a ni maintien de salaire, ni convention collective, ni employeur pour compléter. Ce que verse son régime obligatoire est le plancher, et souvent le plafond.
Trois plafonds fiscaux et sociaux qui encadrent la protection d'un indépendant.
La déductibilité est un avantage réel, mais elle a une contrepartie : les prestations servies au titre d'un contrat déduit sont imposables. Pour un indépendant proche de la retraite ou faiblement imposé, le calcul mérite d'être posé dans les deux sens.
Sans contrat, un arrêt de quelques semaines suffit à mettre en difficulté un foyer et une entreprise.
Maladie ou accident : les indemnités de votre régime obligatoire sont faibles et n'arrivent qu'après un délai de carence.
Si vous ne pouvez plus exercer, une rente prend le relais durablement, partiellement ou totalement.
Un capital et des rentes pour votre conjoint et vos enfants, pour rembourser les emprunts et maintenir leur niveau de vie.
Le point de départ d'une étude sérieuse, c'est votre statut social : il détermine vos droits réels.
| Travailleur non salarié | Assimilé salarié | |
|---|---|---|
| Qui est concerné | Artisan, commerçant, profession libérale, entrepreneur individuel, gérant majoritaire de SARL | Président de SAS ou SASU, gérant minoritaire ou égalitaire |
| Arrêt de travail | Indemnités limitées, versées après un délai de carence et calculées sur un revenu moyen | Indemnités du régime général, souvent complétées par un contrat d'entreprise |
| Invalidité | Pension variable selon la caisse, souvent partielle | Pension du régime général, rarement suffisante seule |
| Décès | Capital forfaitaire modeste | Capital calculé sur le salaire, plus élevé mais limité |
| Cotisations | Moins élevées | Plus élevées |
| Complément possible | Prévoyance individuelle, cotisations déductibles en loi Madelin | Prévoyance individuelle ou contrat collectif |
La bonne question n'est pas : « suis-je couvert ? », mais : « combien mon foyer percevrait-il le mois prochain si je m'arrêtais demain ? » Nous partons de ce chiffre.
Un contrat se règle sur trois curseurs : le montant, la franchise et la durée d'indemnisation.
Un montant choisi, versé dès la fin de la franchise, en cas de maladie ou d'accident.
De quelques jours à plusieurs semaines : plus elle est courte, plus la cotisation est élevée.
Un revenu durable, calculé selon un barème professionnel ou fonctionnel.
Loyer, salaires, charges fixes : l'entreprise continue de tourner pendant votre arrêt.
Des garanties à vérifier de près : affections dorsales, psychiques et de longue durée sont souvent limitées.
Un maintien partiel des indemnités lorsque vous reprenez à temps réduit.
Un capital versé aux bénéficiaires que vous avez désignés, exonéré dans les limites légales.
Un revenu jusqu'à la fin des études de chaque enfant.
Un complément de revenu pour le conjoint survivant.
Articuler la prévoyance avec votre assurance emprunteur pour éviter les doublons.
Des cotisations déductibles du revenu professionnel, dans les limites fixées par la loi.
La garantie des accidents de la vie couvre ce qui se produit hors du cadre professionnel.
Trois règles fiscales et une réalité sociale.
La franchise est le nombre de jours d'arrêt pendant lesquels rien ne vous est versé. C'est l'arbitrage le plus structurant du contrat, et il ne se fait pas sur le tarif mais sur ce que vous pouvez absorber.
Voici la question à se poser pour chaque palier :
| Franchise | Jours sans revenu complémentaire | Question à se poser |
|---|---|---|
| 15 jours | une demi-mois | cotisation plus élevée, mais un arrêt court reste indemnisé |
| 30 jours | un mois | ai-je un mois de charges fixes d'avance ? |
| 60 jours | deux mois | mon épargne de précaution couvre-t-elle deux mois ? |
| 90 jours | trois mois | tenable seulement avec une trésorerie solide |
Le bon réglage se lit sur votre compte, pas sur le devis : additionnez vos charges fixes mensuelles — loyer professionnel, échéances, cotisations, prélèvements personnels — et regardez combien de mois votre trésorerie les couvre sans recette. La franchise doit s'arrêter là. Nous faisons ce calcul avec vous avant de comparer les tarifs.
C'est l'équilibre entre ces trois réglages qui fait un contrat utile, pas le tarif seul.
Ce que l'assurance peut prendre en charge, selon les garanties souscrites.
Une opération vous immobilise trois mois : l'activité s'arrête, les charges continuent.
Ce que peut prendre en charge l'assurance : Des indemnités journalières dès la fin de la franchise et, avec l'option, les frais fixes de l'entreprise.
Après un accident, vous ne pouvez plus exercer qu'à mi-temps.
Ce que peut prendre en charge l'assurance : Une rente calculée selon le taux d'invalidité retenu par le barème du contrat.
Vous décédez alors que le local professionnel est financé par un emprunt.
Ce que peut prendre en charge l'assurance : Un capital pour vos proches et une rente éducation pour vos enfants, en complément de l'assurance du prêt.
Barème professionnel ou fonctionnel : c'est lui qui décide du montant de votre rente. Nous le vérifions systématiquement.
Les cotisations respectant la loi Madelin sont déductibles du revenu professionnel, dans les limites légales. Les prestations sont alors imposables.
Sports à risque, affections dorsales et psychiques, antécédents : ces limites varient fortement d'un contrat à l'autre.
Elles se règlent toutes à la souscription, et jamais après l'arrêt de travail.
Quatre-vingt-dix jours sans revenu, c'est trois mois de charges fixes à absorber seul. À faire : partir du nombre de mois que votre trésorerie couvre réellement, puis choisir la franchise correspondante.
Une invalidité évaluée sur la capacité à exercer une profession quelconque ne protège pas un artisan ni un professionnel libéral. À faire : exiger une définition professionnelle, calée sur votre métier réel.
Affections du rachis et troubles psychiques représentent une part importante des arrêts longs, et sont souvent exclus par défaut. À faire : demander leur rachat, surtout pour un métier physique.
Les prestations d'un contrat déduit sont imposables. Pour un indépendant peu imposé, la déduction immédiate peut coûter plus qu'elle ne rapporte. À faire : poser le calcul dans les deux sens avant d'opter.
Les indemnités sont plafonnées au revenu déclaré à la souscription. Un contrat calé sur un revenu d'il y a huit ans sous-indemnise. À faire : réviser les garanties à chaque changement significatif de revenu.
Nous partons de ce que verse votre caisse, pas d'un standard.
Franchise, barème, exclusions : c'est là que les contrats se distinguent.
Déductibilité des cotisations, imposition des prestations : nous le disons simplement.
Changement de statut, hausse de revenus, naissance : nous ajustons votre contrat.
Régime social, revenus, charges fixes et contrats existants.
Le revenu à maintenir, la franchise supportable, le capital à prévoir.
Garanties, barèmes et exclusions : des propositions claires. Vous décidez librement.
À chaque évolution de votre activité ou de votre famille.
Pas de panique si vous n'avez pas tout : nous complétons ensemble lors de notre échange.
Une autre question ? Appelez-nous au 05 86 23 02 04.
C'est un contrat qui verse un revenu de remplacement en cas d'arrêt de travail ou d'invalidité, et un capital ou des rentes à vos proches en cas de décès. Il complète des prestations obligatoires souvent très faibles pour les indépendants.
Un dispositif qui permet au travailleur non salarié de déduire de son revenu professionnel les cotisations de prévoyance, de santé et de retraite, dans les limites fixées par la loi. En contrepartie, les indemnités versées sont imposables.
Elle dépend de votre trésorerie : c'est le nombre de jours pendant lesquels vous pouvez tenir sans revenu. Une franchise courte coûte plus cher, une franchise longue laisse un trou à financer.
Oui dans la très grande majorité des contrats de prévoyance individuelle. Selon vos antécédents, l'assureur peut appliquer une surprime ou une exclusion : nous cherchons alors la solution la mieux adaptée.
Non : l'assurance emprunteur ne couvre que la mensualité du prêt concerné. Elle ne remplace ni votre revenu ni les charges de votre foyer.
Un conseiller chiffre vos droits réels et vous présente des solutions adaptées, gratuitement et sans engagement.
Page relue et mise à jour le 27 septembre 2026. Les textes cités renvoient vers leur version en vigueur sur les sites officiels. Cette page a une valeur d'information générale : seules les conditions générales et particulières de votre contrat font foi.